Interview de Vainoaterai, ou comment allier travail et passion

J’ai rencontré Vainoterai lors de stages de développement personnel à Tahiti. A l’époque, elle cousait de magnifiques tifaifai. Quand j’ai vu qu’elle avait lancé plusieurs entreprises dans le domaine du kitesurf, j’ai voulu en savoir plus. Je vous partage aujourd’hui cette belle histoire pour vous inspirer.

Ia ora na Vainoaterai, est-ce que tu peux te présenter en quelques mots ?

Ia ora na Amandine. Vainoaterai TUUHIA 35 ans en couple avec Yannick TAPUTU 37 ans, nous avons 2 enfants Vaiani 7 ans et Rahiti 5 ans. Je vis à Tahiti en Polynésie Française et je suis passionnée de kitesurf.

Tu as monté d’abord ton entreprise de réparation d’ailes de kitesurf depuis x mois/années. Comment ça s’est passé ? Il me semble que ce n’est pas ton métier d’origine.

Une très belle histoire cette création d’entreprise (TAHITI KITE REPAIR). Tout d’abord, après la sortie d’école BTS en poche, tu te sens pousser des ailes : à la minute où tu te mettras à « chercher » un emploi, tu pense qu’il arrivera dans la minute… Hélas, ça n’a pas été le cas pour moi. Même avec un BTS, les portes du monde du travail restaient closes. J’ai fais des remplacements dans le milieu scolaire (institutrice) et juridique (vacataire) pendant quelques années. En parallèle, je faisais aussi de l’artisanat, surtout la confection de couverture en patchwork (tifaifai en tahitien). Mes créations ont eu un succès inattendu, j’étais même la première surprise. J’ai décidé de me consacrer uniquement à la confection de tifaifai pu (type de tifaifai cousu en mosaïque, provenant des Australes). En 2011, je décide de me mettre au kitesurf grâce à mon compagnon qui lui en fessait déjà depuis un moment . En étant débutante, il y a de la casse sur le matériel  et en particulier l’aile qui se déchire après plusieurs mauvaises manipulations. J’ai décidé de les réparer moi-même grâce à la couture. Je me suis perfectionné sur nos ailes personnelles et de « fil en aiguille », ça s’est su très rapidement dans le milieu du kitesurf. J’ai compris à ce moment-là que je venais de créer mon nouveau métier. En 2015 TAHITI KITE REPAIR vu le jour.

Quel a été le déclic pour changer de vie ?

Le déclic a été les nombreux stages de développement personnel avec la méthode PIPPOLINI que j’ai peu faire. Surtout ceux ou nous étions ensemble, ils ont été les meilleurs : beaucoup de prises de conscience. Comprendre que la vie n’est pas seulement : levé-boulot-dodo, c’est beaucoup plus profond. Les stages m’ont beaucoup appris sur moi, sur mes envies, mes désirs dans cette belle vie qu’on m’offre. Le monde du travail salarial ne m’offrait pas d’opportunités, alors pourquoi pas le monde de la créativité, du développement de soi, de l’entreprenariat.

J’ai vu aussi que tu as lancé ta propre école de kitesurf. Raconte-nous ce qui t’a décidé à le faire.

Effectivement en 2016, on nous a proposé de reprendre les locaux d’une ancienne école de kitesurf, situé sur la plage de Hitimahana (côte est de Tahiti). Au départ, cela devait être les locaux de Tahiti Kite Repair. Mais après réflexion, pourquoi pas ouvrir une école de kitesurf. Nous sommes de grands fans du kitesurf et par l’intermédiaire de cette école, nous pouvions partager cette passion du kite. Nous voulions ajouter cette touche polynésienne, avec cette culture riche et tellement magnifique qui est l’accueil, l’entraide, l’amour de l’eau et encore plus. Voilà comment DASPOT TAHITI vu le jour.

On peut dire maintenant que tu allies passion et travail. Est-ce que tu oublies parfois que tu es au travail 🙂 ?

Et oui, je l’avoue ma passion est devenu mon travail. Je suis fan, addict de kite. J’aime cette sensation de liberté qu’il procure et c’est ce que je ressens dans mon travail. Je suis mère et j’arrive à concilier les 2, sans me culpabiliser, quelle joie !

Quels sont d’après toi les principales difficultés ou obstacles à surmonter quand on veut travailler pour soi?

Les obstacles : la PEUR avec des excuses qu’on se donne pour ne pas le faire.

Comment as-tu trouvé les ressources en toi pour arriver ?

Mes ressources : une confiance dans les lois de l’univers. Je suis persuadée que chaque action réalisée nous reviens accrue et multipliée. Alors, je fais en sorte que mes actions aillent dans le sens que je veux. Un compagnon qui as su me comprendre dans cette philosophie vie et qui n’a pas hésité à me suivre à pieds joints dans cette aventure. Cette école on l’a monté à 2. Il a décidé de démissionner (étant en CDD depuis 8 ans ca s’invente pas lol) pour suivre une formation de 10 mois de monitorat de kitesurf sur la France à Quiberon.

Quels sont les conseils que tu pourrais donner aux lecteurs qui n’ose pas franchir le pas ?

Petit conseil que je pourrais donner : regardez ce que vous faites tout les jours qui vous donne le sourire,  ce qui vous fait oublier le temps, surtout que vous adorez à un point de le partager. C’est ce qu’on appelle une passion. Maintenant dîtes vous « et si je gagnais de l’argent avec ma passion ? ». Et oui tout commence par là !

Un ptit mot pour la fin ?

J’ai commencé la couture je ne sais pour quelle raison. Mais cela m’a permis de me perfectionner dans les réparations de kite et d’ensuite d’ouvrir une école de kite…et peut être encore d’autres nouvelles aventures à venir. Au fur et a mesure, la vie nous donne des puzzles. A nous de les assembler pour former le plus beau des paysages.

Namaste

Merci Amandine ❤

Merci à toi Vainoa pour cette belle interview. Bon vent et bonnes sessions dans ce magnifique lagon de Tahiti !

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2 réflexions au sujet de « Interview de Vainoaterai, ou comment allier travail et passion »

  1. Bravo Vainoaterai et Yannick !!! on vous souhaite bien du courage pour la suite des évènements. Belle aventure que de vire de sa passion. Allié boulot et vie familiale c vraiment le comble, le bonheur total. On vous fais de gros bisous . Mano et Yann to te Henua enana !!!

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