Que faire quand les autres m’énervent ?

Je me suis retrouvée souvent dans des situations ou des conversations  où les autres m’énervaient considérablement. Toi aussi, non ? Et ce que je faisais, c’était leur tenir tête, parce que moi je pensais que j’avais raison et que l’autre racontait n’importe quoi. Ou alors, je m’énervais en silence intérieurement, en cachant cette colère, ce qui n’arrangeait rien. J’ai testé quelques techniques pour mieux vivre cela, et encore mieux : me détacher complètement de ces situations.

Cet article participe au carnaval d'articles "forme vitalité Bien-être", c'est un groupe de blogueurs qui chaque mois publient un article sur un thème donné. Ce mois-ci, le thème est "Organiser votre journée pour votre bien-être", proposé par Johann du blog apprendre-a-manger.com .

Qu’est-ce que le miroir ?

Voyons d’abord le cœur du sujet pour mieux comprendre ce processus : le miroir. Notre entourage proche ou lointain est un reflet de nous-même. Leurs réactions, leurs comportements et leurs façons d’agir sont le miroir de petites parties de nous. Les relations sont là pour nous aider à en apprendre davantage sur nous-même pour évoluer. Tu vas me dire : “Comment ça, je ne suis pas aussi méchant que cette vieille connaissance ?!”. Non, bien sûr, tu n’es pas toujours l’image exacte des personnes qui t’entourent.

Voici comment Barbel Mohr* définit les miroirs. Tout ce qui qui nous énerve ou nous dérange chez l’autre reflète notre programmation intérieure parce que :

  • Nous sommes pareils que l’autre : Parfois, il faut l’admettre, l’autre te montre une facette de toi que tu ne veux peut-être pas voir. Pour en être sûr, demande à une autre personne si elle a le même sentiment que toi sur cette personne en question. Par exemple, si tu penses que la voisine te parle d’une façon agressive, demande à ton entourage s’il perçoit la même chose.
  • Nous aimerions être pareils que l’autre : Dans ce cas-là, tu désires avoir le même comportement ou la même chose que la personne. C’est uniquement un phénomène d’envie qui crée ta frustration. Par exemple, tu critiques cette personne  qui embrasse son chéri devant tout le monde et qui a l’air heureuse.
  • Nous ne voulons surtout pas être pareils (mais avec la possibilité  de l’être) : Ici, tu vas en général éviter à tout prix de côtoyer cette personne, de peur que tu reproduises le même comportement. Par exemple, si tu évites les personnes qui ont toujours des problèmes d’argent mais cela montre un aspect de toi qui pourrait arriver.
  • Ces gens nous rappellent d’autres personnes : Là, nous voyons en l’autre quelque chose qui nous évoque un souvenir, souvent désagréable. Par exemple, la façon dont s’exprime cette personne ou un trait physique te rappelle cette vieille tante particulièrement odieuse envers toi.

Face à ces miroirs, que faire ?

Le plus important est de prendre la responsabilité de ce que l’autre nous montre de nous-même et d’agir pour changer cela en nous. Ce n’est pas toujours évident de voir le miroir chez l’autre. L’égo réagit toujours et nous dit que le collègue a toujours tort.

Se sortir du contexte et ne pas prendre contre soi le comportement de l’autre.

Si une situation se répète avec la même personne, tu as eu le temps de la vivre plusieurs fois. C’est donc le bon moment de prendre du recul. Imagine que tu es à quelques mètres au-dessus de cette scène, comme si tu la filmais. Tu t’observes toi-même en compagnie de cette personne. Tu enlèves toute émotion négative que tu pourrais ressentir (cette personne n’a rien contre toi). Tu as juste à remercier de ce qu’elle te montre. Tu te souviendras probablement de ce comportement de toi, actuel ou passé, à changer.

Ne plus se faire mal et se réjouir.

Dans le cas où tu jalouses ou envies l’autre personne, comportement assez répandu, il faut retourner la situation. D’abord, vois ce que tu possèdes comme richesse intérieure (je suis courageux, j’ai un beau parcours de vie, j’aime aider les autres…). Puis, si la personne reflète vraiment une attitude ou une possession que tu souhaiterais avoir, tourne-le autrement : réjouis-toi à l’avance de ce miroir, cela montre que ce sera bientôt ton tour.

Laisser passer le flot au-dessus de sa tête.

J’admets très bien que l’histoire des miroirs n’est pas toujours facile à accepter. Parfois, on s’obstine envers la ou les personne(s) en question et elles continuent à nous énerver. L’idéal, si on n’a pas d’autres choix que de les côtoyer, est d’entamer un travail de lâcher-prise. Quel est le pire qui puisse m’arriver dans cette situation ? Peur de perdre quelque chose ? Peur de souffrir ? Dans le pire des scénarios, si tu as encore un toit et à manger, tout va pour le mieux. Donc, tu peux laisser couler le flot au dessus de ta tête, emporté par le vent. Décide que, quoi qu’il arrive cela ne t’atteindra plus, tu resteras calme et centré. Toutes les paroles ou agissements de l’autre vont passer au-dessus de toi, sans t’atteindre, comme emporté par le vent. Teste cela pendant 1 semaine et tu verras la différence. Puis, tu verras ce que tu dois changer en toi grâce à ce miroir.

Avoir de la compassion pour l’autre.

J’ai vécu une situation où je supportais difficilement le comportement d’une personne en particulier, cela me rongeait au plus profond. Je me suis rendue compte que, finalement, ces personnes vivaient mal leur vie actuelle, avaient des problèmes ou peut-être même souffraient profondément. Je n’étais pas non plus l’unique cible, elles agissaient ainsi avec la plupart des gens. C’est là que j’ai commencé à ressentir de la compassion pour cette personne. Je me suis sentie légère et dorénavant, plus rien ne peut m’atteindre, ni ses paroles les plus désagréables, ni ses critiques en public. De façon magique, son comportement a changé et le “lot de désagréable” a beaucoup diminué.

Au final, prendre du recul, se sortir du contexte, renverser la situation, ne pas prendre les choses pour soi permet de ne pas se faire mal. Ainsi, il est plus facile de voir les miroirs et améliorer les aspects de nous-même reflétés par nos relations.

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* Notions tirées du livre “Les commandes à l’univers pour les Débutants”, de Barbel Mohr et Clemens Maria Mohr.

Photo : Calysto Aurora

Recherches utilisées pour trouver cet article :les gens m\enervent, pourquoi les autres ménerve

14 réflexions au sujet de « Que faire quand les autres m’énervent ? »

  1. En effet, on passe tous par ce moment d’énervement que ce soit visible ou de l’intérieur. Apprendre à se maîtriser est important, il faut laisser passer les choses, et voir d’un autre oeil la situation. Merci pour les conseils. Il faut aussi donner le meilleur exemple aux autres. On s’améliore et on espère avoir un bon impact sur les personnes autour de nous. Sans cette compassion, on s’auto-détruira à mon avis. Merci

  2. Merci pour ces conseils intéressants Amandine 🙂 Celui qui me parle le plus est celui sur la compassion, qui me rappelle l’invitation de Nietzsche à toujours tenter de remonter aux causes des phénomènes que l’on observe. On pourrait d’ailleurs se l’appliquer à nous aussi 😉

  3. Voilà un sujet très intéressant pour moi, qui me sens assez vite énervée, il faut le dire ;-).
    Ce qui m’aide beaucoup, c’est de prendre de la distance avec la scène, comme tu le décrit, et de la voir comme au cinéma… ça permet vraiment de diminuer l’intensité de l’émotion et en plus, on peut davantage observer ce qui s’est passé et sa propre responsabilité dans la relation 😉

  4. Coucou Amandine,

    Merci pour cet article, tout ce que tu as dis est très juste. J’ai moi-même côtoyé une fille qui me faisait beaucoup de mal à travers ses paroles pendant des années, je passais toujours outre par compassion. Je savais qu’elle n’était pas heureuse au fond d’elle et qu’elle avait vécu des événements difficiles, ce qui la rendait moins « diabolique » à mes yeux. J’étais toujours à son écoute, toujours là pour elle, mais j’avais le sentiment de n’être qu’ un puching ball psychologique pour elle. A côté de ça, c’était une personne très généreuse et pleine de qualité, mais après tant d’années de compassion, j’ai fini par claquer la porte définitivement, il y a deux ans et WAOU qu’est-ce que je me sens bien !!!!! Cette rupture m’a donné une énorme bouffée d’oxygène et je ne regrette pas une seconde. Mon capital bien-être au quotidien à fait un bon monumental.
    Je pense donc qu’il y a des limites à la compassion…
    Quand le comportement de l’autre vient à altérer notre bonheur au quotidien, il faut savoir dire stop, il faut savoir se détacher des « nuisibles », c’est très importants.

    Voilà voilà 😉

    Bises Amandine, encore merci pour ton article et à bientôt

    1. La compassion pour comprendre et pardonner à l’autre, oui. Mais l’assistanat, non ça c’est sûr. Comme tu dit, il ne faut pas rester avec les personnes négatives qui se nourrissent de notre énergie. D’ailleurs, j’ai maintenant développé un « radar » dans mon corps et mon esprit, dès que je ressens que cette personne ne va pas m’apporter du bon, je coupe la relation avant qu’elle ne commence. Mon corps me donne en généralement un signal comme un mal de ventre, une tension au niveau du plexus. Je sens l’énergie de l’autre qui me repousse, mon intuition me donne un autre signal. Et j’agis de suite.

      1. Je suis devenue comme toi Amandine et je comprends parfaitement ce que tu veux dire par « je sens l’énergie de l’autre qui me repousse ». Je ressens exactement la même chose et je suis certaine de ne pas me trompée en laissant ainsi mon corps et mes émotions parler pour moi.

        Biises

  5. Le miroir, pour moi c’est tout à fait ça. Il y a quelques années, mon père m’a dit que ce qui était pénible chez moi c’est que je parlais comme si je détenais la vérité absolue et que mes paroles ne souffraient pas le doute. Incroyable! Il décrivait exactement ce que je pensais de lui, en parlant de moi. Je pense que j’étais juste son miroir.
    A mon tour, je sais que je suis exaspérée par certains traits de caractère de ma fille mais que ces caractéristiques sont celles que je ne supporte pas chez moi. C’est fou l’effet irritant que cela provoque.
    Le fait d’avoir vécu la première scène avec mon père m’aide beaucoup à prendre « la responsabilité de ce que l’autre me montre de moi-même » comme tu le dis. Je sais que dans ces moments-là, il faut juste que je m’éloigne de ma fille pour ne pas être trop agressive avec elle verbalement, et réussir à me calmer.

  6. Permettez-moi de ne pas être d’accord avec vous : dans l’article et dans les commentaires, personne n’exprime à l’autre ce qu’il ressent, sous prétexte que l’irritation n’est pas considérée comme une émotion positive : et alors ! Je trouve important de communiquer et notamment sur l’effet que nous fait l’autre : il n’y a pas de raison de ressentir toujours de l’agacement avec quelqu’un et de ne jamais lui dire : le pauvre, le voilà privé d’une bonne information : qui pourrait lui servir. Pourquoi toujours penser que l’autre est notre miroir : c’est souvent le cas, mais l’autre n’est pas qu’un miroir, il a aussi une existence réelle. Et ce que l’on ressent n’est pas toujours une projection. Le ressenti est là pour pour nous indiquer quelque chose qui se passe en ce moment : peut-être en nous, mais peut-être aussi dans le monde autour de nous : nous ne sommes pas le nombril du monde ! Et notre émotion, notre énervement a aussi sa valeur.
    Au lieu de subir une personne et de se sentir soulagé de ne plus la voir, ne vaut-il pas mieux percer l’abcès en exprimant cet agacement, juste pour voir l’effet que ça va lui faire, au moins, ça peut donner lieu à une bonne discussion : elle peut mal le prendre, et bien au moins elle saura que tout le monde n’est pas d’accord avec elle. Et alors ? Prendre sur soi, ce n’est pas juste.

    1. Merci Aline !
      Je suis d’accord avec cela, c’est important de communiquer et dire ce que l’on ressent. C’est TRES important. Mais parfois, je sens que la personne ne sera pas ouverte à entendre à ce que je veux lui dire. Alors, je me tais et je passe à autre chose. Je n’ai pas dit de prendre sur soi, je dis juste que je laisse passer le flot. En fait, en prenant la responsabilité de ce que l’on ressent, on arrive davantage à évoluer et se changer soi-même.

    2. Je suis aussi d’accord avec toi Aline sur certains points, mais pour ma part la personne que je décris au dessus et avec qui j’ai coupé les ponts n’a jamais tenu compte de ce que j’avais a lui reprocher. Deux ans avant de couper les ponts, j’ai pris mon courage à deux mains et engager une conversation de plus d’une heure avec elle les yeux dans les yeux, tout en douceur, mais en exprimant point par point toutes les choses qui n’allaient pas dans son comportement envers ma personne et qui me blessaient profondément. Je lui ai même demandé de me dire s’il y avait des choses qu’elle voulait que je corrige dans mon attitude envers elle qui justifiaient ses mots blessants. Elle a fait mine de ne pas comprendre, elle n’a rien contredit et ne m’a rien reproché non plus. Elle m’a simplement dit que je me trompais, que j’interprétais mal les choses. J’ai ressenti ses efforts pendant quelques jours, mais les mots blessants sont revenus peu de temps après. 1 an et demi après s’en était trop et je décidais de lui ai écrire une longue lettre pour lui exprimer de nouveau ce que je ressentais. Elle m’a dit ne toujours pas comprendre et ne pas du tout être la personne que je décrivais, qu’elle n’a pas eu tant de propos déplacés que ça…

      Je n’ai pas donné suite, je n’avais plus d’énergie, je me sentais comme vidée et j’ai coupé les ponts définitivement il y a bientôt 3 ans maintenant.

      Aujourd’hui je suis tellement soulagée et comme Amandine, j’ai un vrai radar à ondes négatives que je fuis immédiatement avant même de me laisser prendre au piège. Mon cercle de proches est adorable et lumineux, je ne laisserai personne venir l’assombrir.

      Bises

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